Mardi 11 mars 2008

28 ème journée. Une journée de ligue 1 habituelle. Une ribambelle de 0/0, pas de but donc, pas de spectacle mais de la défense, des tacles vachards et du suspense. Oui mais pour les derniers de la classe. Jusqu’à dimanche 18h, avouons le, on s’était bien fait chier.

L’esprit morose et rêveur, le spectateur dans un dernier espoir se met devant sa boite à image pour Marseille/ St Etienne. Classique. Et généralement pas avare en but. La match est plutôt agréable - c’est déjà pas mal – et la deuxième mi-temps encore mieux. 2 buts, du jeu, des passes dans les pieds, des dribbles et un boucan d’enfer au Vélodrome. Le voilà rassuré, notre fan lambda. Rassurée mais pas encore transporté. 

21h heure de gloire. Fallait pas être en retard au stade. PAN !! Coup d’envoi. OL/Bordeaux, là aussi un classique. Un revival des années 80, quand Bez et sa moustache faisait la loi. Les temps ont bien changé et de moustache aux Girondins il ne reste guère plus que la « mouche » de Laurent Blanc. La partie est enlevée, intense, les duels sont très physique et les bordelais craquent les premiers. But de Bodmer et doublé dans la foulée. Fantastique 2ème but. Contrôle suivi d’un coup du sombrero, amorti poitrine et bicyclette à la Luis-va-y mon petit Bonhomme-Fernandez. Lyon 2 Bordeaux 0. L’équipe d’Alain Perrin à qui l’on promettait l’enfer, la lutte acharnée pour remporté un 7ème titre d’affilé vient de flinguer son concurrent direct. Wendel entretient bien le suspense avant la mi-temps envoyant un missile que Coupet, sur de malheureux appuis ne voit que passer. OUF !! Reprenez votre souffle. Une bière dans le frigo, une clope et on y retourne. En 45 minutes le football français à montré ce qu’il a de meilleur et n’a pas à rougir de la comparaison avec les « grands championnats ». Allez retour sur le terrain. A peine le temps de déguster sa mousse que Benzema y va de son but. Au début et à la finition de l’action, le prodige, exilé sur le côté gauche, a prouvé s’il le fallait encore, qu’il est sans conteste le meilleur joueur de ligue 1. Par contre faudra voir à me changer ce caractère de cochon !! Remplacé à la 72ème par Ben Harfa, il a encore une fois, laissé paraître son mécontentement. Mais les deux jeunots se sont tapé dans la main. 

Entre temps Cavenaghi, poison argentin a réduit l’écart à 3 buts à 2 sur pénalty. Le match se poursuit sur la même lancée. De belles phase de jeu, du mouvement, de la qualité technique mais beaucoup de fautes. Une en particulier retint l’attention de tous. Réveillère, pas méchant d’ordinaire assène un tacle façon moissonneuse batteuse sur le tibia de Wendel jusqu’alors le bordelais le plus tranchant. Cris, civière, partie (et saison ?) terminée pour lui. Carton jaune pour le lyonnais qui s’en aucun doute aurait dû être rouge.

Les Girondins ne reviendront pas. Keita enfonce même le clou. Soulagement pour l’Ivoirien qui marque son premier but sous ses nouvelles couleurs et vient clore une 28ème journée mal embarquée. De ce match, on peut tirer 2 enseignements : le foot français ne va pas si mal et Lyon est toujours roi en son pays.

par Le leader publié dans : foot
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Lundi 10 mars 2008

En ces temps d'élections municipales, Paris attire tous les regards et les envies. Paris la capitale, la ville lumière, phare de France et de navare. Le bon Bertrand à le triomphe modeste et pour fêter ça modestement, ira peut être au Parc des Princes encourager un PSG en manque de points dans les sondages.

Que se passe t-il à Paris ? Je vous dirai que, comme tous les ans depuis maintenant une décennie, le PSG se révèle incapable de répondre aux attentes placées en lui. Faut t-il revoir justement, ces attentes à la baisse ? Mais mon bon monsieur,"ICI c'est PARIS" vous hurlerai un supporter du kop Auteuil. Et il aurait raison le bougre. Soyons sérieux. Capitale de la France, ville la plus visitée dans le monde, Paris possèdent tous les atouts pour réussir. Attractivité, qualité de vie, des supporters - pas toujours studieux - un stade rentable. Mais toujours pas d'équipe digne du standing de la ville.

Cette saison, l'équipe de Paul Le Guen touche le fond, flirte dangeureusement avec la relégation. 17ème de ligue 1. Que faire ? C'est déjà trop tard pour cette saison, mais le pire c'est que l'on ne voit pas quand la situation pourrait s'arranger. Le recrutement à été désastreux. Et chacun dans l'organigramme du club se jette la pierre. Le Guen ? Enveloppe trop fine pour recruter de bons joueurs. Ok. Le président, Mr Cayzac ? Trop occupé à sauver sa tête et à tailler les investisseurs fantômes pour entreprendre quoique ce soit. Alors le constat est alarmant. L'équipe, si on peut l'appeler ainsi fait peur. Pas à ses adversaires qui viennent maintenant en balade au Parc, quand il y a quelques années de cela, ils venaient la peur au ventre. Pas d'attaquants et Pauleta sur le banc à éplucher les oranges. Un milieu de terrain, Rothen, le reste c'est pas beau à voir et une défense lâchée ces derniers temps par son dernier rempart. N'accablons pas Landreau, si Paris est en ligue 1 cette saison, il le doit en grande partie à son gardien. Alors gardons nous de tous jugements de valeurs, même si en ce moment, le pauvre "Mika" est à la cueillette des fraises...Mais il n'est pas le seul. Les joueurs auraient eu l'idée de monter une coopérative maraîchère. Belle reconversion.

Le problème à Paris c'est qu'il faut agir dans l'urgence. Pas le temps de gamberger. Les supporters sont impatients. Pourtant, l'urgence de la situation ne semble pas affoler le président qui annonce un plan "sympathique", ce sont ces mots, pour redresser le club d'ici 2009. Détendu. Remarquez, Mr Cayzac à déjà dû traverser de graves crises. La mort d'un supporter à l'occasion d'un match de coupe d'europe, la grogne persistante de ces derniers et autres incidents en tous genres, pour affronter tous ces cyclones,il faut une grande capacité à prendre du recul. Mais pas trop quand même. On sent le staff complètement dépassé, dépité. Polo tente des coups, fais jouer les jeunes mais tout le monde n'est pas Lyon. Après une sous exploitation de son centre de formation, le PSG n'a pas les talents ni les méthodes pour sortir des Benzema. 
Il est peut être temps de dramatiser. Paris jouera en ligue 1 la saison prochaine. Mais les dirigeants doivent prendre le taureau par les cornes et avoir des "cojones". Le désâstre est tel que l'on ne sait pas par quoi commencer. Acheter des joueurs de football serait un bon début...

par D.Boudon publié dans : foot
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Vendredi 7 mars 2008
Il était resté jusqu'au bout.  Pour savourer, conscient qu'il ne retrouverai nulle part ailleurs cette ferveur, cette folie. Quant d'autres cèdent à l'appel des billets verts, lui Joakim Noah-qui il est vrai n'était pas dans le besoin- a voulu rester sur son campus. Entre les bitures et les nuits sans fins, les jeunes étudiantes énamourées et les cocotiers de Florida, Jo et ses "frères" ont marqué l'histoire de la NCAA. Le back to back. Inédit en collège basketball. Là bas, c'était la star, la tête de gondole. Atypique, attachant, décalé. Une gueule. Un client pour les journalistes qui s'extasient de sa culture ou de cette crinière dont il "tire son énergie" ironise t-il. L'histoire est belle. Celle de 4 mecs qui auront passé ensemble dans une piaule de cité U les meilleures années de leur vie.

Seulement voilà même les plus belles histoires ont une fin. Dans le triomphe du second titre, les 4 garçons dans le vent annonce leur intention de se présenter à la prochaine Draft. Ils le savent, ils ne joueront plus ensemble. Un à Atlanta (peut être le rookie de l'année, bien plus consistant que Durant) Horford, un dans le pétrin des Wolves et Taurean Green qui se fait brinquebaler d'équipe en d'équipe...Pas reluisant. Frustrant. Jo lui, atteri à Windy City. Dur pour un natif de New York et fan invétéré des Knicks. Espoir aussi car l'équipe est bonne. Prête à jouer les cadors à l'Est. Débarqué en catimini, Noah marche sur des oeufs, la joue profil bas. Tout pour plaire. Et patatrac!!! Les Bulls débutent très mal. Et ça continu. A l'heure actuelle, ils ne sont pas qualifiés pour les playoffs et ça va être compliqué. Le coach fait dans l'urgence, met les vétérans sur le parquet, pas le temps des expérimentations. Les rookies attendrons. Jo ronge son frein sereinement, conscient de ce qu'il peut apporter au groupe et de ses lacunes qu'il s'attèle à combler. Il bosse. Dur. Apporte les donuts et porte les sacs des "vieux". Le gamin n'a pas encore eu sa chance. La faute aux résultats et aussi un peu à son coach quelque peu frileux dirons nous...Alors les soirs de match, il joue aux pom pom, tente d'imiter Ronnie. Donne dans le rechauffé, fait du consensuel devant les micros. Mais ça le bouffe. Lui rêve de pouvoir galoper sur le parquet, arracher des rebonds, défendre à la Gators, press tout terrain,les mains dans les shorts adverses...patience ton tour viendra lui glisse t-on à l'oreille, comme pour calmer la bête rugissante. Noah, pris en 9ème position par Chicago est un Lotery pick quand même. Dans les 13 premiers de la draft, c'est une assurance jeu. La preuve que non. La saison suit son cours avec la même rengaine : Défaite, banc, entraînement. On ne comprend pas pourquoi Joakim n'a pas sa chance. Parce que Ben Wallace, c'est plus ce que c'était. Envolé le meilleur défenseur de la ligue. Parti en vacance. Et c'est pas Thomas deuxième année irrégulier qui pousse le français sur le banc. Enfin, le coaching staff n'avait peut être pas toute sa tête ? Abus de substance illicites ou bien complètement débiles ? On ne saura jamais.

Quelques retards et accros avec les coach plus tard pour notre Noah national et pim pam poum, ça fusille à chicago. Mettez les casques, ça mitraille.Virée le peintre qui officiait comme head coach et puis et surtout un gros trade le dernier jour des transferts. Bye bye Big Ben et hello Larry Hugues. Pas vraiment ce dont les Bulls avaient besoin mais ça fait l'affaire du chérubin. La nouvelle vie peut commencer. Introniser dans le 5 majeur, Noah s'accroche, défend comme un chien enragé, gobe les rebonds, mouille le maillot et joue chaque soir comme si sa vie en dépendait. Voilà ce dont avait besoin Chicago. Une bouffée d'air frais, de la hargne, du fighting spirit. La mayonnaise prend. Noah s'éclate enfin. 13 points et 20 rebonds hier. Personne ne s'attend à voir l'ancien gator claqué 25 points par match, il est pas là pour ça. Par contre 20 rebonds oui. Il est l'homme des basses besognes, le porteur d'eau, l'homme de l'ombre. Son tryptique à lui : Défense, rebond,contres. Pas de chi chi. 
Les défaites s'accumulent mais l'équipe tourne rond. Parti de trop loin pour viser les playoffs-sauf miracle-les Bulls donnent de l'expérience à leurs jeunes pousses. Jo prend son pied. 6 mois en NBA et déjà il est rompu au système. Il a connu l'arrivée triomphale, le banc de touche plus qu'il n'en fallait et la renaissance au jeu. La ligue est un business.  Il a imprimé. Mettre le costard pour éviter l'amende, conf presse obligatoire, muscu, vols long courriers, il est en phase. Joakim Noah aura appris beaucoup de choses en très peu de temps, mais en retiendra particulièrement une. Fini le temps où le basket était un jeu, basketteur NBA c'est un métier.
par Le leader
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Mercredi 5 mars 2008
Voilà. C'est fait. Lyon est sorti par la petite porte. On s'attendait à un Opéra tragique, des buts, du suspense et l'on nous a servi de la musique de chambre. Les deux petits Mozart n'ont pas réussit à bousculer l'ogre rouge. Ou bien par à coups, façon raids solitaires, jme lance, tête baissé et surtout je garde le ballon pour moi. 
En effet, l'équipe l'yonnaise à cruellement manqué de collectif. Benzema esseulé, combattant magnifique  à tout de même exposé au théâtre de rêves toute sa technique. Dérisoire lorsque vos coéquipiers vous abandonne craignant la crucifiction par le contre. Et légèrement agaçant lorsqu'on le voit constament quémander la balle.
C'est vrai, les lyonnais on eut peur. Peur de la vitesse adverse, de la mise en action offensive. Alors, les gones et leurs belles promesses, venu pour attaquer, conserver la ballon, jouer tout simplement, se sont mis à reculer. Plier sans jamais rompre, cet adage n'allait pas durer longtemps. L'inévitable se produisit. On connait la chanson, cafouillage dans la surface, la défense qui ne sait plus où donner de la tête et Cristiano-gomina-Ronaldo y alla de son but. La suite ne fut pas meilleur. Blessé dans son orgeuil, on imaginait la bête blessée 2 fois plus dangeureuse...Mais justement, cette année à Lyon ne manque t il pas un peu d'orgueil, de la rébellion, un esprit de révolte ? 
Exploit. Perrin, Coupet et tous les autres n'avaient que ce mot à la bouche. Perdre contre MU ce n'était pas si grave, c'est normal. Des champions ne parlent pas ainsi. Peut être que Lyon vient de changer de catégorie.
par Boudon
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