Dixième victoire consécutive. Série en cours. Après avoir traversé une période trouble, avec notamment la blessure de Parker, les Spurs se sont remis dans le droit chemin et se retrouve en tête de
la conférence Ouest. Fallait pas traîner. Parce que cette année plus que jamais, l'Ouest est le rdv des flingueurs. Vous connaissez tous le fameux west stern "Il était une fois dans l'ouest" ? Oui
bien sur. Bah là c'est pas Clint -regard de tueur- Eastwood qui dégaine son colt cromé. Non non. C'est plutôt l'artillerie lourde option chars d'assault avec lance roquettes intégrés. En face c'est
Dirk le chevelu rejoint par le Kidd (sans Butch...), Kobe et Pau et tous les autres. Alors valait mieux pas s'endormir. Ca tombe bien, San Antonio avait mis le réveil. Juste après le All Star
Game.
Equipe de vieux vous dites? Oui et fière de l'être. C'est dans les vieux pots qu'on fait la bonne soupe et Pop à la recette. Mais quand même allez vous me dire, ils ont pris Kurt Thomas, 36 balais
et plus toutes ses dents...pas une cure de jouvence. C'est vrai. Mais ça marche. Les Spurs, c'est une application des systèmes parfaite, le pick and roll maîtrisé sur le bout des doigts et puis une
défense qui malgré les âges ne rompt pas. Le système est rôdé, huilé et tous les joueurs adhèrent sans rechigner. Le plus belle exemple de cette réussite est sans aucun doute le cas d'El Manu.
Joueur fantasque par excellence mais non moins génial, l'argentin à son arrivée a du se plier à la rigueur des coach. Bien sur, la mutation fut pénible et Popovitch, l'éminence grise s'est arraché
le peu de cheveux qu'il lui restait et fait éclater ses veines frontales. Mais il a su faire preuve d'une d'intelligence rare outre atlantique. Il n'a pas voulu brimer le génie de Ginobili,
juste l'encadrer. Bien lui en a prit, lorsqu'il voit l'argentin volant tuer les match au buzzer.
Ne pas oublier non plus que les texans possèdent en leur rang le meilleur power forward de l'histoire. Le grand Tim ne fait pas bruit, ne claque pas dunk sur dunk, ne deffraie pas la chronique en
s'affichant avec de pulpeuses jeunes filles made in silicone. Non, son domaine se restreint au jeu. Tir avec la planche ( un art perdu ) moves soyeux, post up, contres et rebonds à la pelle. Le
baobab est là pour quelques années encore et avec lui les éperons seront toujours candidats au titre.
Rudy T. ancien coach champion avec Houston, a dit un jour " ne sous estimez pas le coeur d'un champion" Phrase gravée à jamais dans le lexique NBA. San Antonio ne sera pas peut être pas champion en
juin prochain, mais une chose est certaine, il ne faut jamais enterrer les Spurs. Ils n'en ressortent que plus fort.